mercredi, 02 avril 2008
Je vais bien, tout va bien
Mais oùkélè la Catt'??? Je ne suis pas morte, bien au contraire. J'ai l'impression de renaître. Très peu de temps mais en vrac voici les explications (mauvaises excuses?) de mon silence:
-Je risque de changer de poste à mon taf (augmentation!!!!!!!!!!!!!!!!!!) et donc il me faut prouver à mes supérieurs que je mérite la confiance que mes parents ils ont mis à l'intérieur de moi.
-Notre proprio vend sa baraque et nous fout légèrement (et poliment) dehors. Alors à la sortie du boulot, qui c'est qui va se taper des visites à Tataouine-les-Oyes?
-J'ai pardonné à mon homme ses offenses, comme à ceux qui nous ont offensés. Du coup, plus amoureuse que jamais, quand j'ai deux minutes, je veux les passer avec lui.
-Mon ordi a connu quelques soucis techniques. 3 heures pour ouvrir une page... Bref ça motivait pas.
Pis j'avoue aussi un peu que j'ai pas envie d'écrire en ce moment. Mais ne vous inquiétez pas, je zieute quasiment quotidiennement chez vous tous (oui, TOUS!).
Tout ça pour dire que je vais bien. Bel nous rends de petites visites, Sto a fêté comme moi son anniversaire il y a peu, Je souhaite bon courage à TAJ pour la suite (concernant son taf) Bernie me fait toujours marrer etc. Et titi, fais gaffe, ton piaf s'est envolé(e) de ses propres Elles et piaffe comme une gonzesse!
A bientôt chez moi, chez vous, chez eux. Chez nous.
16:37 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : absence, excuses, explications, coucou
mercredi, 12 mars 2008
Bon appétit bien sûr
Tout d'abord... qui a cherché "ta chatte de negresse a sucer et enfiler" dans le moteur de recherche???
Bon sinon moi ça va. J'ai pensé à vous en trouvant ça sur le net... Une tite recette juste ce qu'il faut pour se requinquer le bidou avant le bikini de cet été médémouazelles. Titi, tes filles vont adorer!
Ingrédients :
- 20 carambars
- 20cL de lait demi-écrémé
- 70g de beurre
- 2g de sel rose à la vanille de Tahiti
Préparation :
Laisser refroidir, mettre dans des pots et réserver au frigo, où il s’épaissira.
17:05 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : recette, carambar, caramel, remontant
lundi, 03 mars 2008
Vous vouliez lui parler?
Ayé je vous ai retrouvé la nouvelle de Philippe Delerm concernant la fameuse connasse de secrétaire!
Extrait de La seste assassinée (éditions L'arpenteur, 2000)

La voix suave, qui vous oppose une fin de non-réception aseptisée __ Monsieur... est en réunion. Il peut vous rappeler? __ , n'est pas la plus redoutable. Non, la secrétaire qui agace vraiment, c'est la bonne secrétaire. La fidèle,la compétente, celle qui-à-la-limite-connaît-mieux-la-vie-de-Monsieur... -que-Monsieur...-lui-même. On le sent tout de suite, l'anonymat du téléphone n'y peut rien; dès la première phrase, elle vous soupèse. Vous n'aviez pas imaginé que Monsieur... fût une citadelle inexpugnable. Mais en quelques secondes, votre désir naïf devient presque un outrage.
__ Vous vouliez lui parler !?
Et là, tout d'un coup, vous mesurez votre impudence,vous flageolez. Non, après tout, votre envie de contacter Monsieur... n'était pas si fondamentale, quelle mouche vous a donc piqué? Un reste d'amour-propre vous pousse à refuser la voie de garage qui vous est proposée avec une condescendance un rien amusée, et l'emploi d'un imparfait rédhibitoire:
__ C'était pourquoi exactement? Je peux peut-être vous aider?
Ah! cet "exactement", comme il vous fouille au fond de l'âme! Il n'y avait pas d'exactement, votre implacable confesseur l'a bien senti, et son "je peut peut-être vous aider?" peut aisément se convertir en "vous feriez mieux de le laisser tranquille". Vexé, vous pataugez:
__ Non, c'était personnel. Je rappellerai plus tard.
Alors, le "comme vous voudrez" prend des accents d'obligeance blessée, de commisération presque amusée.
Plus tard, si le hasard fait de vous l'un des incontestables familiers de Monsieur..., la bonne secrétaire changera du tout a tout. Dès l'annonce de votre nom, vous aurez la stupeur d'entendre un "je vous le passe" dont l'enjouement badin voudra dire aussi: "Vous au moins, vous connaissez le bon moment pour l'appeler."
Mais tout au fond de vous, serez-vous si surpris? On aimerait que tout cela soit très humain, mais ce n'est que rapport de force. L'intraitable Madame... sera devenue pour vous cette bonne Madame... Elle n'avait pas l'apanage de la prescience, car vous le saviez bien: l'excès de sa rigueur annonçait celui de sa servilité. C'est ce qui fait les bonnes secrétaires.
19:26 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : philippe delerm, la sieste assassinée, nouvelle, secrétaire
dimanche, 02 mars 2008
Ma vie, mon oeuvre, mon... taf (2)
Allez Zou, une note plus légère, histoire de ne pas mettre les lecteurs mal à l'aise.
Alors on va (oui, encore) parler de moi, et plus précisément de mon taf, qui comme vous le savez, consiste à téléphoner toute la journée. Dit comme ça je me rends compte que ça ressemble au rêve de toute jeune fille pré-pubère... et bien NON.
Téléphoner oui, à des cons non.
En fait l'idée de cette note m'est venue en lisant un billet chez le tueur de céréales qui parlait des comptables. Moi depuis deux ans, quand j'entends "comptable", j'y associe "gros con, mal poli, secrétaire mal baisée" et j'en passe.
J'appelle donc toute la journée diverses branches de métiers, de manière aléatoire (enfin c'est le logiciel qui choisi sinon on risquerait de ne jamais composer certains numéros). Et je me suis rendu compte qu'effectivement, tout le monde n'était pas logé à la même enseigne. Pire: ce n'était pas être patron qui faisait de vous un con (j'ai été élevée par des parents ouvriers de gauche, donc forcement un patron pour moi était un con). Et là, toutes mes croyances s'effondrent!
Je vais donc devant vos yeux émerveillés vous citer les métiers qui vous font subitement devenir un gros con:
(accrochez vous et pardon d'avance à ceux que j'ai oublié, cette liste n'est évidemment pas exhaustive)

Pharmaciens, comptables/expert comptable, notaires, avocats, architectes, (oui bon eux, on s'en doutait plus ou moins) mais aussi les bonnes soeurs (de vrais teignes), vétérinaires (ami des z'animaux mon cul, ami du chécos que tu craches à la fin de la consultation oui!), et... les secrétaires!
Alors là nous tenons le summum de la connerie! J'ai bien conscience que je vais m'attirer les foudres du syndicat des secrétaires - oui car ça doit bien exister ça nan? - mais la secrétaire, to my opinion, doit être recrutée en fonction du pourcentage de ressemblance qu'elle peut avoir avec l'attitude du yorkshire croisé ratier enragé.
La vraie secrétaire, c'est celle dont parle Phillipe Delerm dans son recueil de nouvelles La sieste assassinée (désolée je n'ai pas réussi à vous chopper le texte sur internet).
La vraie secrétaire donc, c'est la voix faussement mielleuse à l'autre bout du fil, qui vous demande "c'est pourquoi?". Ah p'taing! Ces trois syllabes, comme je les exècre depuis que je fais ce taf!
Sans exagerer, en 0min43, une vraie secretaire va prononcer tous ces mots :
-c'est pourquoi? (pour te faire chier)
-et vous êtes Mme...? ( je viens de te dire connasse que je suis MADEMOUAZELLE C)
-Vous voulez lui parler? (nan du tout, j'appelle juste pour savoir si il est bien arrivé au travail et de quelle couleur est sa chemise aujourd'hui)
- alors je vais prendre votre nom... oui, votre entreprise... l'objet de votre appel... et votre numéro...bon de toute façon il est en réunion toute la journée... oui demain aussi...oui jusqu'à la fin de l'année... mais je vais lui laisser un message il vous rappellera si ce que vous lui proposez l'interesse (ah, tu me demande pas ma taille de soutif aussi? Pis oui bien sûr, il me rappellera... je suis en appel sortant!)
- dîtes moi ce qui vous amène je verrais avec lui (arrête de te la péter-pétasse, t'es pas son assistante t'es juste standardiste! pis je t'ai pas demandé de faire mon boulot, juste de me le passer!)
43 secondes plus tard, vous raccrochez, épuisée d'un dialogue aussi profond. A raison d'environ 83 secrétaires dans le genre dans votre journée, soit 3569 secondes ( grosso modo une heure pour ceux qui n'ont pas la calculette à coté d'eux), vous comprenez pourquoi vous ne concluez pas des milliers de ventes dans le mois. Et là, votre chef de plateau passe derrière vous, regarde votre cahier de commandes du jour et vous dit "Bah alors t'es à la traîne cette semaine. Va falloir te réveiller et être plus convaincante avec les clients!" (mais les clients en question ils ont des secrétaires!!!!!!!!!!!!!)
13:54 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : télévente, client, métiers, secrétaire, cons
lundi, 11 février 2008
Enchaînée...
Tag, tag, taguez, taguez...
Ce que vous allez ire ici est le résultat du sadisme de Amélimélo, qui (bien qu'elle ne les aime pas) me fait faire des chaines de blogs... En voici le principe:
- Mettre le lien de la personne qui vous tague
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées
Voici donc mes petites manies :
- Accepter de faire suivre des chaînes de blog...
- Réussir à me lever le samedi matin pour mater KD2A alors que je n'y arrive pas le dimanche pour faire un tennis avec mon amoureux.
- Détruire cycliquement tout lien avec des personnes qui ont compté dans ma vie (mon meilleur ami, mon père, mes anciens potes de lycée ect...)
- Ne pas mettre mes chaussons en rentrant à la maison (alors que je me plains toute la journée quand je mets des chaussures de madame!).
- Devenir accro à toutes les séries TV (Buffy, Ally Mc Beal, Lost, Prison Break, Scrubs, Ma petite maison dans ta prairie...)
- Devenir une vraie mamie-à-chats avec mes deux bestioles
Et les six prochaines victimes taguées sont les suivantes:
Encore pardon aux 6 innocents que je viens de citer, aux pauvres lecteurs qui n'ont rien demandé à personne, et zut à Amélimélo (merci hein!)
18:40 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chaine de blog, amélimélo, storia, tiniak, volu, TAJ, touk-touk
vendredi, 08 février 2008
Vive le vent
Et la chanson de Prévert
Continue sa route à l'envers

Je ne suis pas chrétien
Mais de tout je me souviens
Vive le vent de l'hiver
Et tout retourne à la terre
Les loups sont à ma porte
Un dernier coup d'oeil en arrière
Dans le rétroviseur
(Sur les routes pavées
Nuit d'hiver j'étais...)
17:15 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Raphaël, vive le vent, musique, mac do, frites, sdf
mercredi, 06 février 2008
Catt' needs some bloggueur's help!
Cattleya se tracasse:
son lectorat se lasse!
Elle se prélasse dans la mélasse;
elle boit la tasse dans une impasse...
Il y a quelques mois, c'es titi qui le premier prit la jeune bloggueuse Cattleya sous l'aile de son mainate.
Il lui donna des exercices (de style), des devoirs (de citoyenne) et des exemples (à suivre).Grâce à lui, Cattleya avait trouvé la Catt',et par la même, sa voie/voix.
Malheureusement ce n'était pas au goût de certains... (Allo? ah oui bonsoir mon chéri! Oui, ok à ce soir; oui, moi aussi; oui; d'accord; bon j'te laisse mes lecteurs s'impatientent! et encore bon anniversaire amour!)
Et là la Catt' suicida son blog, laissant derrière elle des milliers des centaines des dizaines deux fans en pleurs...
C'était sans compter sur le plaisir qu'elle avait eu à extérioriser cette facette d'elle même, à s'écrire autrement.
Quelques mois plus tard donc, elle revint, avec l'intention de reconquérir son monde.
Mais elle ne voulait pas faire de mal à Monsieur Cat'... Elle prévint donc le titi que la donne avait changé, que les thèmes abordés ne seraient plus les mêmes. Déja ça jette un froid à l'imagination.
Et la Volu enflait tranquillement dans son coin, Silo avait disparu de la blogguo, Mayo était chez les irlandais, Sto vivait dans le monde des femmes. Bref tout avait changé. Paf, plus de repères.
Depuis je tente tant bien que mal de mener un blog qui me plaît et qui plaît aux visiteurs... Mais je sens bien que la qualité est moindre, que le "truc" n'est pas là...
Tout ça pour vous dire que la Catt' bug. Qu'elle n'a pas d'inspi... Et elle ne sait plus comment redémarrer...
HELP !!!

19:00 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cattleya, catt', inspiration, titi, help
lundi, 04 février 2008
Ma vie, mon oeuvre, mon... taf
Comme je me rends compte que je vous délaisse un peu (dumoins comparé à la première version de mon blog...), je vais vous raconter ma-vie-qu'elle-est-belle-en-ce-moment, histoire de vous tenir au courant.
Comme vous le savez - ou non - je fais de la télévente depuis maintenant deux ans (wouaouh!). C'est typiquement le
genre de taf qu'on prend parce qu'il n'y a rien d'autre... Deux choix s'offrent à vous: vous restez 3 mois, le temps de vous rendre compte que ce que vous faites c'est de la merde, ou vous vous accrochez parce que vous avez un loyer à payer. Bon vous l'aurez compris, j'ai choisi la deuxième option...
Mais depuis quelques temps, je vis une sorte de crise existentielle. "J'ai rien fait de ma vie". Constat troublant...
Alors depuis quelques semaines j'ai ressorti d'un coin de ma tête un vieux rêve... monter ma ptite affaire. Je suis un peu paumée dans la marche à suivre, mais réellement motivée.
Ne vous inquiétez pas, je vous tiendrais au courant, mais pour le moment c'est secret défonce défense! Tout ce que je peux vous dire, c'est que je veux un espace à mon image, un lieu convivial, où régneront bon son, création et curiosités pour les papilles.
Alors pour le moment, je continue à me lever tous les matins, appeler des cons, faire mon chiffre, mettre quelques pépettes de coté, et mûrir mon projet.
Vivement ma vie!
18:50 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : travail, télévente, projet, monter son affaire, entrepreneur, entreprise
dimanche, 27 janvier 2008
Il est né le divin enfant!
20:15 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Volu, volubilis, naissance, lola, félicitations, bébé
samedi, 26 janvier 2008
La Marquise
Il avait ce petit air penaud qu’ont les enfants quand ils savent que maman n’est pas contente. Il comprit vite quelle allait être sa sentence. Du regard, la Marquise le déshabillait déjà. A vrai dire, elle avait toujours eu à l’égard de son domestique ce regard vicelard et condescendant qu’il détestait tant. Il devait pourtant s’exécuter. Il dénoua la fine ceinture de cuir qui retenait son pantalon, et le fit glisser le long de ses jambes. Habitué à ce genre de traitement, il n’avait même pas prit la peine d’enfiler un caleçon. Il voulait que ça aille vite.
Pour comprendre pourquoi, il me faut sans doute préciser que la Marquise en question était une vieille sadique, une octogénaire desséchée, tant du cœur que de l’entrejambe. Jeune déjà elle repoussait les hommes par son manque de grâce et de douceur. Les années passant, elle devint en plus aigrie. Son seul charme fut donc l’héritage qu’elle reçu à la mort de son père, seul personnage aimable de la famille. Elle fit un mariage éclair avec un homme médiocre qui la dépucela mais n’eu pas l’occasion de remettre le couvert, son cœur ayant lâché en même temps que les mains de la Marquise lâchèrent ses bourses.
La presque encore jeune femme continua à glisser dans une vie toujours plus austère et aigrie jusqu’au jour où elle repéra Esteban, un jeune espagnol sans le sou, à qui elle proposa le gîte et le couvert en échange de quelques travaux. Cela incluait le ménage, le soin aux chiens (quatre détestables lévriers), la taille des haies ou bien encore parfois quelques autres « menus services ».
Cet après midi là donc, Madame désirait prendre le thé dans le petit salon, mais avait libéré sa cuisinière et sa camériste pour la journée. Ce fut logiquement Esteban qui se colla à la tâche. Et comme il n’avait guère l’habitude de ce rituel méticuleux, il oublia – mais ça vous le savez déjà – le pot à lait. La Marquise ne prenait jamais de lait dans son thé, et du fait qu’elle n’avait pas non plus d’invité ce jour ci, la punition était gratuite. Esteban l’avait compris mais n’y pouvait rien.
Il déboutonna sa chemise et la posa à coté de son pantalon. La vieille dame se pencha vers le jeune homme – elle excitée, lui dégoutté – et se saisit de son vit, qu’elle avala goulûment. A son âge, les dents n’étaient plus un obstacle puisque ces dernières assistaient à la scène depuis le plateau d’argent. Esteban ne pouvait nier qu’à défaut d’être une bonne maîtresse, c’était une suceuse hors pair. C’est peut-être ce qui lui avait fait accepter ce manège si longtemps.
Au bout de quelques minutes, la vieille lubrique lâcha prise. C’était le signe. L’Andalou releva les jupons de sa partenaire de fortune. Il avait toujours ce haut le cœur en voyant à quel point une chatte pouvait être à l’image de sa propriétaire, en l’occurrence sèche et dégarnie. Sa queue à lui, encore sous l’effet de la fellation, dressait pourtant la tête, et la Marquise, à cette vue, commençait à tortiller – autant que faire se peu à son âge – du bassin.
Esteban accéléra alors les choses. Autant en finir au plus vite se disait-il. Il approcha la main du sexe lui aussi octogénaire de la vieille. Des doigts, il écarta les lèvres, laissant apparaître un trou noir et béant. Elle commençait déjà à plisser les yeux de contentement. Ce sourire béat se transforma en grimace de douleur quand Esteban la transperça de son couteau.
Ce fut le premier coup. Il remonta du bas vers le haut, fendant son ventre et libérant les viscères chaudes de la Marquise, qui déjà faisait beaucoup moins noble. Tout s’éparpillait sur le tapis d’Orient, souvenir d’un lointain voyage de son père, et formait de nouveaux motifs.
Le second coup fut réservé aux mains de la vieille. Ces mains qui s’étaient permises de le toucher, de le caresser. Ces mains qui le nourrissait à un prix trop élevé. Ces mains qui désormais ne souffriraient plus d’arthrite. Ces mains qui finiraient emportées par les lévriers, affamés depuis des jours pour l’occasion.
La colère d’Esteban envers celle qui jouait avec lui n’allait que grandissante. Le troisième coup fut pour la tête de la dépouille. Tout y passa, avec une cruauté et un plaisir évidents : les yeux exorbités puis piétinés, le nez broyé, la bouche fendue, la langue arrachée, la peau mutilée de part en part.
Après avoir déversé sa rage sur ce qu’il restait de la Marquise, il alla comme prévu jeter les morceaux au dessus de la grille du chenil.
Au bout d’une heure, après un grand ménage et le concours des lévriers, il ne restait plus rien d’elle.
Esteban avait reprit sa liberté.
17:05 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : marquise, gore, nouvelle, vestige, érotique, pipe, meutre




