mardi, 05 février 2008
Mayo
Bon vu que je ne suis définitivement pas à la création, je vous ressors de vieux textes de mon blog-ancienne-version (dumoins le peu de mots sauvé de ma folie destructrice...)
Voici donc un petit texte composé pour un bloggueur, Mayo. Je l'ai rencontré ici, mais vous pouvez désormais le lire là.
Pour la petite histoire, Mayo est gay. Nan ça ne me dérange pas, c'est juste pour aider à la compréhension.
En seulement quelques mots
J’ai fait monter la Mayo ;
Je ne suis pourtant pas homme
Mais j’ai bien assez d’hormones
Pour déclencher en son âme
De vraies sensations de femme.
Loin d’être une Mayo niaise
Qui rime comme on la baise,
Je prends le temps de décrire
Ce qui me ferait plaisir ;
Qu’il sache que je suis digeste
S’il retourne un jour sa veste.
22:30 Publié dans Catt'à Strophes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mayo, blogcrossing, bloggueur, poésie, ôde, vestige
samedi, 26 janvier 2008
La Marquise
Il avait ce petit air penaud qu’ont les enfants quand ils savent que maman n’est pas contente. Il comprit vite quelle allait être sa sentence. Du regard, la Marquise le déshabillait déjà. A vrai dire, elle avait toujours eu à l’égard de son domestique ce regard vicelard et condescendant qu’il détestait tant. Il devait pourtant s’exécuter. Il dénoua la fine ceinture de cuir qui retenait son pantalon, et le fit glisser le long de ses jambes. Habitué à ce genre de traitement, il n’avait même pas prit la peine d’enfiler un caleçon. Il voulait que ça aille vite.
Pour comprendre pourquoi, il me faut sans doute préciser que la Marquise en question était une vieille sadique, une octogénaire desséchée, tant du cœur que de l’entrejambe. Jeune déjà elle repoussait les hommes par son manque de grâce et de douceur. Les années passant, elle devint en plus aigrie. Son seul charme fut donc l’héritage qu’elle reçu à la mort de son père, seul personnage aimable de la famille. Elle fit un mariage éclair avec un homme médiocre qui la dépucela mais n’eu pas l’occasion de remettre le couvert, son cœur ayant lâché en même temps que les mains de la Marquise lâchèrent ses bourses.
La presque encore jeune femme continua à glisser dans une vie toujours plus austère et aigrie jusqu’au jour où elle repéra Esteban, un jeune espagnol sans le sou, à qui elle proposa le gîte et le couvert en échange de quelques travaux. Cela incluait le ménage, le soin aux chiens (quatre détestables lévriers), la taille des haies ou bien encore parfois quelques autres « menus services ».
Cet après midi là donc, Madame désirait prendre le thé dans le petit salon, mais avait libéré sa cuisinière et sa camériste pour la journée. Ce fut logiquement Esteban qui se colla à la tâche. Et comme il n’avait guère l’habitude de ce rituel méticuleux, il oublia – mais ça vous le savez déjà – le pot à lait. La Marquise ne prenait jamais de lait dans son thé, et du fait qu’elle n’avait pas non plus d’invité ce jour ci, la punition était gratuite. Esteban l’avait compris mais n’y pouvait rien.
Il déboutonna sa chemise et la posa à coté de son pantalon. La vieille dame se pencha vers le jeune homme – elle excitée, lui dégoutté – et se saisit de son vit, qu’elle avala goulûment. A son âge, les dents n’étaient plus un obstacle puisque ces dernières assistaient à la scène depuis le plateau d’argent. Esteban ne pouvait nier qu’à défaut d’être une bonne maîtresse, c’était une suceuse hors pair. C’est peut-être ce qui lui avait fait accepter ce manège si longtemps.
Au bout de quelques minutes, la vieille lubrique lâcha prise. C’était le signe. L’Andalou releva les jupons de sa partenaire de fortune. Il avait toujours ce haut le cœur en voyant à quel point une chatte pouvait être à l’image de sa propriétaire, en l’occurrence sèche et dégarnie. Sa queue à lui, encore sous l’effet de la fellation, dressait pourtant la tête, et la Marquise, à cette vue, commençait à tortiller – autant que faire se peu à son âge – du bassin.
Esteban accéléra alors les choses. Autant en finir au plus vite se disait-il. Il approcha la main du sexe lui aussi octogénaire de la vieille. Des doigts, il écarta les lèvres, laissant apparaître un trou noir et béant. Elle commençait déjà à plisser les yeux de contentement. Ce sourire béat se transforma en grimace de douleur quand Esteban la transperça de son couteau.
Ce fut le premier coup. Il remonta du bas vers le haut, fendant son ventre et libérant les viscères chaudes de la Marquise, qui déjà faisait beaucoup moins noble. Tout s’éparpillait sur le tapis d’Orient, souvenir d’un lointain voyage de son père, et formait de nouveaux motifs.
Le second coup fut réservé aux mains de la vieille. Ces mains qui s’étaient permises de le toucher, de le caresser. Ces mains qui le nourrissait à un prix trop élevé. Ces mains qui désormais ne souffriraient plus d’arthrite. Ces mains qui finiraient emportées par les lévriers, affamés depuis des jours pour l’occasion.
La colère d’Esteban envers celle qui jouait avec lui n’allait que grandissante. Le troisième coup fut pour la tête de la dépouille. Tout y passa, avec une cruauté et un plaisir évidents : les yeux exorbités puis piétinés, le nez broyé, la bouche fendue, la langue arrachée, la peau mutilée de part en part.
Après avoir déversé sa rage sur ce qu’il restait de la Marquise, il alla comme prévu jeter les morceaux au dessus de la grille du chenil.
Au bout d’une heure, après un grand ménage et le concours des lévriers, il ne restait plus rien d’elle.
Esteban avait reprit sa liberté.
17:05 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : marquise, gore, nouvelle, vestige, érotique, pipe, meutre
mercredi, 23 janvier 2008
Périple qui laisse bien heureux...
Août 2007... Flashback
Histoire de vous donner tous les éléments pour le billet à venir (et pis parce que je l'aime bien mon histoire...), je vous redonne à lire ceci, que j'ai écrit cet été...
Bonne lecture
Chose promise... oui il devait se passer des choses entre nous.
Chose dûe... oui je vais vous raconter mon séjour chez mon amiE.
I- Présentation des protagouinistes
Cette fille... ah cette fille! Pour elle j'aurais oublié les hommes; ça a commencé dès le lycée. Elle (appelons la V , puisque son prénom commence par V ça tombe bien et ce sera facile à retenir) était dans ma classe. V m'a plût avant même que je commence sérieusement à m'intéresser aux garçons. Ce qui eu pour conséquence que je me suis demandé toute mon adolescence si j'étais hétéro, homo, bi, ou ce qui fut ma conclusion, tout simplement sexuelle. En revenant du sport, il y avait les traditionnelles douches collectives où j'admirais sa superbe poitrine alors que la mienne tardait à montrer le bout de son téton. Bref elle me plaisait. Mais en silence.
Pis un jour on eu la mauvaise idée d'avoir notre bac et la vie nous mena en des endroits fort lointains (750 km l'une de l'autre ça commence à faire). Mais nous gardions contact par lettre. Après tout nous étions avant tout des amies. Là elle me racontais comment elle avait tendance à transformer sa vie en gang bang, moi qui étais toujours pucelle (toujours un train de retard la Cat').
Nous nous sommes perdues de vue quelques temps suite à un déménagement, puis retrouvées grâce au site de notre ancien lycée, fief de mes perversions latentes. Et c'est là que tout a vraiment commencé... Discussions sur Msn où elle me chauffait moitié, envoi de photos pas assez couvertes pour les montrer à ses parents (mais bien assez pour Silo ;-), sous entendus graveleux... Mais elle me cherche la salope?!
Je n'ai pas hésité bien longtemps... J'avais, comme vous le savez, quelques jours de vacances sans trop de projet, elle aussi. C'est ainsi que je me suis tapée 750 bornes et traversé toute la France pour lui rendre une petite visite...
II- Plantons le décor
Arrivée (enfin!) à bon port, après tout de même 10h de route en solitaire, je suis accueillie par Monsieur V, oui, son homme... V travaille jusqu'à 23h (elle est serveuse) et il n'est que 16h... Coup de bol, je suis quelqu'un de sociable, et lui aussi. Les heures de discussions s'enchainent et défilent, il me fait à manger... bref ça se passe si bien qu'à la fin de la soirée on dirait deux vieux potes.
23h15, V arrive. Mon coeur sautille. Elle s'est affinée depuis le lycée. Ses cheveux sont toujours aussi longs, noirs et bouclés que dans mes souvenirs. Elle arrive vers moi, tout sourire, et me fait une grosse bise que ma joue mis du temps à oublier. Déjà je sens que ses lèvres sont douces et charnues. Comme elle reviens du travail, elle se change, faisant glisser son polo pour enfiler son petit pull sans prendre la peine de fermer la porte. Mon oeil indiscret s'égare. Le reste de la soirée, nous le passons à échanger des souvenirs de lycée et nous raconter ce que nous sommes devenues depuis toutes ces années.
L'heure de se coucher approche (ou plutôt celle de se lever pour la plupart!) et je comprends que Monsieur prend le canapé. Elle et moi, ensemble...? Vous êtes sûrs? Mais la Cat' est une timide. Elle enfile un petit t-shirt et un petit caleçon et se glisse sous la couette. V suit le mouvement. Nous discutons encore beaucoup avant de se décider à dormir.
Pendant les trois jours qui suivirent, nous eûmes la belle vie: réveil tranquille, café sur la terrasse ensoleillée, visite de la région, randonnée, resto ou petits plats concoctés par Monsieur (et c'est un chef). Mais chaque soir nous nous endormions sagement l'une à coté de l'autre.
III- Houba houba!!!
Samedi soir, retour de ballade des plus hilarantes et originales: Nous avions garé la voiture en bas d'un champ de vaches pour atteindre le restaurant en haut des pâturages. A l'aller déjà... mais au retour, il faisait noir, le champ était criblé de mines marron et glissantes. Bref un très bon moment pour digérer d'un repas bien arrosé. Et de quoi bien se détendre.
Je devais reprendre la route le lendemain matin assez tôt, nous décidâmes donc de ne pas aller trop tard se coucher. Comme d'habitude, t-shirt, petit caleçon et position sage. Précisons aussi que si la Cat' n'est pas stimulée par son partenaire assez rapidement, elle a tendance à s'endormir très vite. et c'est ce que je fis, une fois de plus...
Tout à coup je sentis des petits doigts me parcourir le crâne et me caresser les cheveux. Puis des lèvres vinrent se poser sur mon épaule. Des lèvres chaudes et charnues. Pas de doute, ce n'étaient pas celles de Monsieur Cat' (aussi douces et charnues soient elles). Ces petits stimuli ne tardent pas à me sortir de mon sommeil.
Je me retourne doucement vers le visage de V. Malgré l'obscurité, je sais qu'elle me sourit. Les yeux à moitié encore endormis, je cherche ses lèvres. Nous nous embrassons, presque avidement dès la première seconde. "Tu ne pouvais pas me laisser partir sans qu'on ai rien fait toutes les deux hein?" lui demandais je alors. Elle acquiesce avec un sourire gourmand et coquin. Ma ptite Cat', te voila sur le fait accompli...
Elle commence à me caresser le ventre, m'embrasser le nombril, faire remonter ses doigts vers ma poitrine (qui depuis le lycée a bien évolué!). Et moi? Moi je suis comme paralysée, je me laisse faire avec délectation mais ne suis pas à l'aise pour faire de même. J'ai l'impression d'être une jeune fille aux prises de son premier amant. mais je sens étrangement que V partage cette sensation. Nos gestes ne sont pas tous bien accordés et nous sommes quelque peu maladroites.
Au bout d'un moment il faut réagir ma Cat'. Tu l'as voulue, tu l'as. Ne la laisse pas t'échapper. Je la bascule sur le dos et monte sur elle à califourchon. Je lui glisse un "Je vais te faire découvrir l'avantage d'une femme" tout en commençant à parcourir son corps de mes cheveux longs. Elle frissonne. Cette petite réaction me donne du coeur à l'ouvrage et me met à l'aise. Je lui enlève son débardeur, découvrant ces seins que j'avais jadis tant désirés. Je les suce, les lèche, les pince, les mord, les chatouille, les aime. Elle aussi apparemment.
Je découvre son corps, centimètre par centimètre.V plisse les yeux, mord ses lèvres et cherche mes mains.Elles sont partout. Arrivée au bout de ses longues jambes, je me décide à remonter. Je commence à glisser mes doigts là où il restait encore un peu de tissu; décidément il est de trop ce petit short...
C'est elle qui l'enlève. Ah, elle réclame la coquine!
J'embrasse le creux de ses cuisses chaudes. Je commence à ressentir l'attraction que le hommes ont pour cet endroit caché, et ma langue ne peut s'empêcher de s'extraire de ma bouche. Elle parcoure les limites de sa toison. V commence à se cambrer pour me donner accès à son intimité. Je n'hésite pas longtemps.
Me voilà là où je n'avais jamais été. Je goûte son odeur, son sexe. C'est doux et enivrant. Je la lèche et la suce délicatement comme j'aime que mon homme me le fasse; apparemment V et moi avons les mêmes goûts, elle aime ce que j'aime. Je reste longtemps à la faire haleter de la sorte; je profite de cet instant comme si c'était ma seule occasion. Mais au bout d'un moment V réclame plus; elle me prend la main et m'ordonne presque de la pénétrer. Ah ma belle je n'ai que ça à te proposer. Je glisse doucement un doigt dans son sexe, trempé d'envie. V ondule du bassin, un large sourire de contentement - presque de soulagement - au coin des lèvres. Un deuxième doigt viens apporter son renfort. Là V gémit de plus en plus, sa respiration se fait anarchique. Je sens que son orgasme est au bout de ma main. Je la branle plus fort encore jusqu'à implosion. V joui.
Apaisée et heureuse, V boit une grande rasade d'eau. Moi aussi. Nous nous étendons l'une contre l'autre dans le grand lit qui nous vit devenir amantes et nous endormons ainsi, main dans la main.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, avant de prendre la route, son regard sur moi n'est plus le même. Elle sait que je la connais différemment, comme elle me connaît également différemment.
Sur la route, j'ai eu le temps de repenser longuement à cette scène. La prochaine fois, c'est elle qui viendra me rendre visite. et elle sait qu'elle me doit un petit quelque chose...
12:20 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : homosexualité, lesbienne, tromperie, vestige, aventure, ne mourons pas idiots
mercredi, 02 janvier 2008
Petite PlayList
Pour faire honneur à Sto, voici ma Playlist...
17:10 Publié dans Catt'art | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, vestige, playlist, bon son, cd, chanson française, variété
A comme...
A comme...
A comme… Amour
L’amour est un concept un peu galvaudé, et surtout un choix bateau pour débuter cet abécédaire. Mais bon fallait bien commencer. Et pis merde, c’est Mon Blog ! Alors l’amour comme ça me concerne aussi mine de rien, j’en parle (et pis j’en parlerais d’autres fois, na !).
En ce qui me concerne, je suis en couple. Oui je suis désolée, j’ai bien conscience que je viens de détruire des milliers de cœurs en 4 mots mais c’est comme ça. Je suis donc en couple avec celui qui, le premier, fit battre mon cœur alors que je n’avais que 15 printemps. Bon y a eu quelques séparations entre mes 15 ans et maintenant mais ça fait plus joli de dire que je suis toujours avec lui (ce qui est vraiment le cas)
B comme… Blog
Je sais, je mets le temps pour me lancer… Je suis un diesel moi !
C’est ce qui m’étonne d’ailleurs, cette hésitation… Je tiens un journal intime depuis que j’ai l’âge de tenir un crayon. Mais là, ça doit être l’idée que je puisse être lue (et jugée) par n’importe qui… Et puis j’ai peur de moi aussi. Ce blog, me connaissant peut vite tourner au scénario de film porno ou inversement à celui d’un film sur la vie de tata Colette. Il me faut trouver le bon ton, le bon style… le mien.
C’est aussi la raison pour laquelle j’écris ce billet, c’est une manière pour moi de commencer en douceur à dévoiler ce que je veux bien de moi, et à apprivoiser la toile.
C comme… Cattleya
Ce pseudo, je l’ai choisi le jour où j’ai découvert le tchat. C’était il y a environ 4 ou 5 ans. J’étais à la fac, j’étudiais la littérature française… et la petite C… qui n’était pas encore Cat’ lisait du Proust (A la recherche du temps perdu)
Ca m’est venu tout naturellement d’emprunter ce nom, qui a à la fois un lien avec ce que j’aime, la littérature, un rapport avec mon vrai prénom, et une consonance très féminine.
Pis j’ai découvert quelques années plus tard, totalement par hasard, en bidouillant sur caramail, le premier blog de Volu (volubilis.jubiblog.com). J’ai utilisé sans hésitation « Cattleya » en guise de pseudo le jour de mon premier commentaire… Cattleya était née.
D comme… Drogue
Vaste sujet pour certains ; sujet clos pour d’autres.
En ce qui me concerne j’ai fait mes –très chastes- expériences avec la drogue pendant mon adolescence. Le cannabis m’accompagna donc quelques temps dans ma quête de la vie d’adulte mais je l’abandonna vers 17ans ; Cela me rendait plus malade qu’autre chose.
Je continue seulement la clope, laquelle est effectivement devenue une drogue pour moi. Ma clope du matin avant d’embaucher, celle de la pause déjeuner, celle de la débauche, celle pendant le film le soir sur le canap’…
Voilà plus de 10 ans que nous vivons ensemble sans trop se faire la gueule (mais nous n’aimons le sport ni l’une ni l’autre… ça fait tousser et pis ça fatigue…) même si nous savons que notre histoire ne mène à rien sauf à nous faire du mal ; Il faudra bien que l’on se sépare un jour !
E comme… Etoiles
Avant, j’habitais à la ville. A la grand’ ville même. Les étoiles je connaissais pas trop. J’en avais vaguement entendu parler, j’en avais ptèt même aperçu une ou deux par hasard en fermant mes volets.
Mais maintenant j’habite le fin fond du fond de la France. Et je découvre les étoiles.
Le soir, en allant me fumer une clope, je me couche dans l’herbe et je regarde ce tapis de petites lumières qui clignotent. Parfois je trouve la Grande (ou la petite ?) Ours, et je suis fière de moi. Je contemple le changement de la Lune et suis triste quand elle n’est pas là. Je m’amuse à compter le nombre de petits points blancs dans le ciel tout noir et je souris.
Et le matin, en partant travailler, je suis contente quand je découvre que la Lune m’a attendu pour aller se coucher.
F comme… Famille
Bof… Moi et la famille…
Je suis un ptit peu fâchée avec mes parents. Rien de grave, juste un peu trop d’amour propre de part et d’autre.
Je suis fille unique (chut ! Aucun préjugé sur les enfants uniques SVP !) et le portrait craché de mon père.(NB : mon père est un con) Ce qui fait que nous avons du mal à communiquer tous les 2…
Sinon pas d’enfants, du moins pas encore.
G comme… Gourmande
J’avoue, je suis sujette aux 7 péchés capitaux (si si je vous jure) mais en l’occurrence, la gourmandise est l’un des plus flagrants.
J’aime manger (et que je vienne me plaindre après d’avoir du mal à rentrer dans mon 38 !) et je me fais plaisir. J’adore le sucré, le salé, et le sucré-salé. Mes papilles aiment à se délecter de chocolat (le fameux Côte d’or au lait Amandes caramélisées avec une pointe de sel que Volu affectionne également), de Surimi (le bâton de bouillasse de poisson reconstitué et coloré à l’ orange fluo), du gigot d’agneau de ma grand-mère à mon anniversaire, des Carensac et autres Haribo, des tomates cerises de mon potager, de glace à la vanille, de canard confit, de Tarama, etc…
Et pis j’ai des envies qui me prennent comme à une femme enceinte. Quand j’ai une idée en tête, le goût m’obsède jusqu’à obtention !
H comme… Handicapés
Mon travail consiste à téléphoner à des entreprises de la région Bretagne (StoLand) pour leur demander un soutien pour les travailleurs Handicapés d’un CAT du Finistère ; en fait mon taf consiste plus précisément à vendre le fruit de leur travail : de la papeterie qu’ils conditionnent, de manière à ce qu’ils aient matière à travailler. Faut pas se voiler la face, même si mon boulot part d’un bon sentiment et nourrit une bonne cause, il est aussi commercial, je suis payée sur les ventes que je fais. Et pis j’ai besoin de payer mon loyer quoi !
I comme… Immature
Je prends un malin plaisir à me complaire dans un rôle de petite fille capricieuse.
Quand la vie me fatigue, j’endosse le personnage d’une gamine de 4 ans. Là je n’ai plus de responsabilités, j’ai le droit de demander des câlins, de l’attention à ne plus savoir qu’en faire.
La vie d’adulte je l’ai connue un peu tôt. Du coup je compense avec ce côté légèrement schizo…
J comme… Joujoux
Non je ne vais pas parler de mes Barbies ou des Legos avec lesquels je jouais pendant des heures il y a de cela fort longtemps… non non non !mais vous me voyez venir. Ce sont des jouets de grands dont je vous parle ici !
J’ai un tiroir à malice dans ma table de nuit, rempli de beaux joujoux (c’est noël chez Adam et Eve dans ma chambre !).
Plus sérieusement j’aime parfois pimenter nos ébats de quelques inventions rigolotes. Ma préférée reste mon petit lapin : c’est un cock ring en jelly violet (moi qui déteste le violet) en forme de lapin. Dans sa tête se niche un petit œuf vibrant à vitesse réglable à télécommande. Je vous promets que cette petite bête sait faire des merveilles.
Je nous ai aussi offert à la saint Valentin un jeu de deux dés érotiques ; sur le premier dé sont inscrits des parties du corps (fesses, sexe, seins…) et sur l’autre des actions (toucher, pincer, lécher…). Pimentez le jeu d’un ruban sur les yeux du supplicié et vous obtenez une partie de jambes en l’air du tonnerre !
K comme Karma
Si vous avez été attentifs aux billets précédents, vous savez que ma petite chatte (ma mini panthère d’appartement, bande d’obsédés !) se prénomme Karma, en référence à la chanson « Karma Police » de Radiohead.
C’est un petit chat tigré Européen (le nom chic que donnent les vétos pour dire chat de gouttière) très affectueux, et qui a le don de me rendre complètement gaga en un miaou.
L comme…Lettres
Mon diplôme… Licence de Lettres Modernes…
Ma passion également, la lecture. Encore un truc refilé par papa…
Lui son truc c’était (enfin c’est toujours aux dernières nouvelles) la SF. Moi j’étais plutôt littérature du XIXeme… A 13 ans je m’enfilais des Hugo, Balzac, Flaubert ou Maupassant comme d’autres s’enfilent des (qui a dit « perles » ?) bols de cacahuète…
Puis j’ai découvert un autre style de lecture, avec Desproges ou Cavanna … J’aime toujours autant lire, mais j’accorde moins de temps à ma bibliothèque.
M comme… Musique
Voir précédemment le billet intitulé « chante, la vie chante » pour avoir un aperçu de ce que j’écoute.
La musique, c’est partout tout le temps. Dans la salle de bain sous la douche à la maison le soir en vous écrivant, en passant par la voiture en allant au boulot.
Une vie sans musique c’est si triste… ce n’est pas Sto qui me contredira !
N comme… Nouilles
Vie de fille d’ouvrier puis d’étudiante sans le sou oblige, j’ai bouffé quelques kilos de nouilles dans ma vie.
Maintenant que je bosse, je me paye une nourriture plus variée et surtout plus saine. N’empêche en fin de mois… les nouilles reviennent dans l’assiette (même si des fois elles ont le luxe d’être tricolores ou en forme de lettres !)
O comme… Orange Mécanique
Mon film préféré ! par mon réalisateur préféré (j’aurais pû choisir Kubrick pour K comme… mais y avait déjà Karma)
Je l’ai vu très jeune, à 12 ans, un jour où la cassette (vous vous rappelez du vieux temps où l’on matait les films sur des cassettes ?) traînait par-là. Ce fut une révélation. J’aime l’univers de Kubrick, son esthétique, son exigence, sa façon de tourner, de choisir les plans, les costumes, les textes, la musique… (ne me parlez pas d’ « eyes wide shut »… il est mort avant de le finir !)
C’est pour cela que j’aime aussi « 2001 odyssée de l’espace », « Lolita », « Full Metal Jacket », « Barry Lindon »… bref tous ses films.
P comme… Pays
Je veux voir du pays. Je veux voir des pays.
Je veux aller en Asie, pour visiter le Cambodge et le Laos.
Je veux aller aux Etats Unis pour constater moi-même la bêtise américaine.
Je veux aller en Transylvanie pour marcher sur les traces de Dracula, Vlad l’Empaleur.
Je veux retourner en Alsace pour manger de vrais bretzel.
Je veux aller me baigner dans une eau à 30° et où je vois mes pieds quand je nage.
Je veux rencontrer les populations d’Afrique Noire pour qu’ils m’apprennent leur savoir.
Je veux goûter de vrais litchis, noix de coco et autres fruits tombés de leur arbre.
Je veux partir faire le tour du monde en sac à dos.
Bon, je vais aller me chercher un ticket de Loto et je reviens…
Q comme…
(cette lettre ne suffit-elle pas à elle-même ?)
R comme… Rire
« On peut rire de tout » ça je l’ai vite pigé… La suite dit « Mais pas avec n’importe qui ». C’est là que le bas blesse… J’ai la fâcheuse tendance à oublier qui m’entoure ; ça fait que je suis la reine des gaffes (vous voyez le genre… une allusion sur la mort face à quelqu’un qui revient d’un enterrement…)
Combinez cela à l’idée que j’aime l’humour noir (je vous disais tout a l’heure que j’aimais Desproges ; bah tout le monde n’aime pas le style acide à la Desproges).
Sinon je pense que –comme tout le monde ou presque- j’aime rire, et faire rire.
Mon ex me disait « t’essaye d’être drôle, et t’es pas drôle… c’est ça qu’est drôle ! »
Tagada tsoin tsoin…
S comme… Séries TV
Je suis une drogue de séries… Tout y passe. Et comme j’ai un ami qui bosse dans un magasin d’occasions, il m’emprunte sans arrêt des coffrets des saisons intégrales de Friends, Alias, Buffy, Lost, Prison Break, Nip Tuck, Scrubs…
Pendant les longs week ends d’hiver nous nous mâtons donc des épisodes en chaîne, bien au chaud sous notre plaid en bouffant des paquets de bonbecs.
Heureusement, voilà l’été !
T comme Tiniak
Après tout ce que tu as fait et écrit pour moi, je te devais bien une lettre…
Merci Tiniak de m’aider et de me motiver dans l’accouchement douloureux de ce blog balbutiant.
U comme…Urinoir
Non je ne suis pas uro… Je pense plutôt à l’urinoir de Deschamps.
J’ai un goût assez prononcé pour l’art contemporain, au grand désespoir de mes proches qui me voient comme un extraterrestre.
J’adore le travail de Warhol, Vasarely, Pollock. J’aime la première génération des artistes de cette veine, comme Picasso, Chagall, Botéro ou Léger. Et j’admire les précurseurs, ceux qui ont commencé à se détacher de la concrète réalité et de la recherche du parfait comme Monet, Renoir ou Caillebotte.
Cela m’est venu assez jeune. Mon père était féru de peinture impressionniste. J’ai continué dans la logique en élargissant mon esprit vers des choses encore moins académiques.
Et du coup on arrive pas à se mettre d’accord avec mon homme pour le choix d’un cadre…
V comme… Volubilis
C’est grâce (ou à cause me direz vous) d’elle que je suis ici, à essayer tant bien que mal de finir cet abécédaire. Pourquoi y a autant de lettres aussi !
Volu, je l’ai découverte par hasard, sur son premier blog. J’ai accroché tout de suite à ce ptit bout de fille au style (oui parce que pour le coup, elle, elle en a du style) à la fois drôle et intelligent. Elle sait parler de tout. Elle sait vous rendre intéressant un caillou trouvé dans le fin fond de sa campagne. Elle se livre avec une fraîcheur qu’à l’instant je lui envie.
Dès que je rentrais du taf, j’allumais mon ordi pour découvrir son nouveau billet. Je suis devenue une Volubiliste de la première heure, comme nous nomme Tiniak.
Plus qu’une bloggueuse à mes yeux, c’est devenue une amie. Grâce à elle, je n’ai plus froid aux mains en hiver ! (si ça c’est pas de l’amitié !)
Nous échangions des fous rires sur MSN (si si , je vous jure cette fille là est tellement barrée que je l’aime !)
Ma Volu, sache que oui, je t’aime ; je te souhaite tout le bonheur possible, et même plus encore. Je t’embrasse.
W comme… Whaou !
Oui, je dis Whaou ! à certaines choses de la vie. (je dis aussi Whaou ! parce que je ne trouvais pas de mot intéressant en W)
Je dis Whaou ! au corps de la femme qui sait s’étendre et se contraindre à la venue d’un petit d’homme.
Je dis Whaou ! au soufflé au chocolat de ma collègue qui défit toutes les lois de la gravité.
Je dis Whaou ! à mon homme pour me supporter.
Je dis Whaou ! à la fourmilière à l’entrée de ma cuisine d’être aussi courageuse pour reconstruire ce que je détruis tous les 4 matins (parce qu’elles rentrent dans ma cuisine… pas pour leur faire du mal, je précise).
Je dis Whaou ! à Emy d’avoir mis au monde de si beaux enfants.
Je dis Whaou ! à ceux qui sont rendus là dans mon billet…
X comme… film X
Je n’en ai pas mâté tant que ça. Mais je me souviens d’une rumeur qui voulais que sur Canal+, pour ceux qui n’avaient pas le décodeur, il suffisait de regarder sa TV à travers une passoire ou une râpe à fromage. Un soir où je dormais chez une copine de collège, nous avons voulu vérifier par nous même… le premier samedi du mois en cours ! Je peux vous dire que ça ne marche pas du tout !
Sinon si quelqu’un a dans sa collection « Titanic 3 à Budapest », qu’il me contacte. C’est vraiment le pire porno qu’il m’ait été donné de voir, et j’en parle tellement souvent que j’ai des amis curieux de le découvrir.
Y comme… Yoyo
Plus précisément, mon poids joue au yoyo… Je suis une gourmande allergique au sport. Et sans être diététicienne, je me doute que Bonbecs + Nutella + manque de sport = pantalon qui craque et bourrelets… Faut se réveiller Cat’ avant de devenir Menu BigCat’…
Z comme… Zoo
Si je m’écoutais, ma maison serait un vrai Zoo… J’adore les animaux. Je n’ai qu’un chat et quelques poissons dans un aquarium mais c’est faute de place, de temps et d’argent. J’ai eu un Berger allemand (mon rêve, un gros toutou à câliner…), deux rates, des tourterelles et plus jeune un élevage d’escargots, de fourmis, de coccinelles, une mante religieuse… bref tout ce que je trouvais par terre chez mes grands-parents !
Vous en savez désormais un peu plus sur moi… Bravo à ceux qui ont tout lu (sans tricher !).
Je commence à me sentir mieux. Je me sens un peu plus chez moi. Ptèt même que pour le prochain billet je parviendrais enfin à écrire quelque chose de plus personnel…
Ptèt même que ce sera bon !
17:00 Publié dans Catt'à Liseur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : abécedaire, vestige, abc, alphabet


